Votre permis de travail au Québec expire bientôt La Mobilité francophone pourrait ouvrir une nouvelle porte ailleurs au Canada
Vous avez construit votre vie au Canada.
Vous travaillez. Vous payez vos impôts. Vous avez acquis de l’expérience canadienne. Vous avez créé des liens professionnels et personnels. Vos enfants sont peut-être scolarisés ici. Votre famille a peut-être commencé à considérer le Canada comme son chez-soi.
Puis, une date commence à devenir de plus en plus préoccupante :
la date d’expiration de votre permis de travail.
Vous avez peut-être déjà cherché différentes possibilités pour rester au Québec.
Une prolongation de permis de travail.
Un nouvel employeur.
Une voie vers la résidence permanente.
Un programme provincial.
Une autre solution qui vous permettrait de poursuivre votre projet au Québec.
Mais que se passe-t-il lorsque ces possibilités ne semblent plus disponibles?
Après tous les efforts que vous avez faits pour construire votre vie au Canada, l’idée de devoir tout abandonner et quitter le pays peut être extrêmement difficile à accepter.
Pourtant, il y a une question que de nombreux travailleurs francophones au Québec ne pensent pas à poser :
Et si votre prochaine possibilité au Canada se trouvait à l’extérieur du Québec?
Si vous parlez français et que vous êtes prêt à travailler et à vous établir dans une autre province ou un territoire canadien, le programme Mobilité francophone pourrait être une option à explorer.
Le Canada ne s’arrête pas aux frontières du Québec.
Et aujourd’hui, votre capacité à travailler en français pourrait représenter un véritable avantage ailleurs au pays.
Qu’est-ce que la Mobilité francophone?
La Mobilité francophone est une voie de permis de travail fédérale conçue pour faciliter l’embauche de travailleurs francophones ou bilingues par des employeurs situés à l’extérieur du Québec.
L’un de ses principaux avantages est très important pour les employeurs :
l’employeur n’a pas besoin d’obtenir une Étude d’impact sur le marché du travail, communément appelée EIMT.
Normalement, une EIMT peut représenter une étape importante dans le recrutement de certains travailleurs étrangers.
Dans le cadre de la Mobilité francophone, un employeur admissible peut présenter une offre d’emploi à un travailleur francophone sans passer par le processus d’EIMT.
L’employeur doit toutefois respecter les exigences du programme, notamment soumettre l’offre d’emploi à IRCC par l’intermédiaire du Portail des employeurs, utiliser le code d’exemption d’EIMT C16 et payer les frais de conformité de l’employeur de 230 $.
L’employeur fournit ensuite au travailleur le numéro de l’offre d’emploi nécessaire à la demande de permis de travail.
Pour un employeur canadien qui cherche un travailleur qualifié francophone ou bilingue, cette exemption d’EIMT peut rendre le recrutement international beaucoup plus accessible.
Et si vous vivez actuellement au Québec?
C’est précisément là que cette possibilité devient intéressante.
Le programme Mobilité francophone vise les personnes qui souhaitent vivre et travailler dans l’une des neuf autres provinces canadiennes ou dans l’un des trois territoires, donc à l’extérieur du Québec.
Cela signifie que si vous êtes actuellement au Québec, mais que votre permis de travail arrive à expiration et que vos options pour poursuivre votre parcours au Québec sont limitées, vous pourriez envisager une nouvelle étape ailleurs au Canada.
Il ne s’agit pas simplement de prolonger votre situation actuelle.
Il s’agit potentiellement de changer de province, d’employeur et de stratégie d’immigration.
Pour certaines personnes, cela peut représenter une décision importante.
Mais lorsqu’on compare cette possibilité à celle de devoir quitter complètement le Canada, elle mérite certainement d’être étudiée.
Qui peut être admissible à la Mobilité francophone?
Selon les règles actuelles d’IRCC, un candidat qui présente une demande dans le cadre de la Mobilité francophone doit notamment satisfaire aux exigences générales d’un permis de travail.
Il doit également prévoir vivre et travailler à l’extérieur du Québec.
Une autre exigence essentielle concerne évidemment le français.
Le candidat doit pouvoir démontrer des compétences intermédiaires en expression orale et compréhension orale du français, équivalant à un niveau NCLC 5 ou supérieur.
Et voici un élément particulièrement important :
vous n’avez pas nécessairement besoin d’occuper un poste de cadre ou un emploi hautement spécialisé pour que la Mobilité francophone soit pertinente.
Les critères actuels permettent des offres d’emploi dans toutes les catégories FEER de la Classification nationale des professions, à l’exception de certaines professions en agriculture primaire classées FEER 4 et 5.
Cela ouvre potentiellement la porte à un éventail beaucoup plus large de travailleurs.
Votre français pourrait être un avantage que vous sous-estimez
Lorsque vous vivez au Québec, parler français peut sembler normal.
Vous utilisez peut-être le français au travail, dans les commerces, à l’école de vos enfants et dans votre vie quotidienne.
Mais lorsque vous regardez le reste du Canada, votre français peut devenir un véritable atout professionnel.
Le gouvernement fédéral cherche activement à renforcer les communautés francophones en situation minoritaire à l’extérieur du Québec.
Cette priorité est clairement visible dans les objectifs d’immigration du Canada.
Dans son Plan des niveaux d’immigration 2026-2028, le gouvernement fédéral vise 30 267 admissions de résidents permanents francophones hors Québec en 2026, soit 9 % des admissions visées. Cette cible devrait atteindre 9,5 % en 2027 et 10,5 % en 2028, tandis que le gouvernement s’est engagé à atteindre 12 % d’immigration francophone hors Québec d’ici 2029.
Autrement dit, le Canada cherche activement à attirer et à retenir davantage de francophones en dehors du Québec.
Votre français n’est donc pas simplement une compétence linguistique.
Dans le contexte actuel de l’immigration canadienne, il peut devenir un élément important de votre stratégie.
Où pourriez-vous travailler?
La Mobilité francophone n’est pas limitée à une seule province.
Selon votre profession, votre expérience et les possibilités d’emploi disponibles, vous pourriez explorer des postes dans des provinces comme :
- l’Ontario;
- l’Alberta;
- la Colombie-Britannique;
- le Nouveau-Brunswick;
- la Nouvelle-Écosse;
- Terre-Neuve-et-Labrador;
- l’Île-du-Prince-Édouard;
- le Manitoba;
- la Saskatchewan;
ainsi que dans les territoires.
Le gouvernement canadien organise d’ailleurs des activités de recrutement francophone qui mettent notamment en avant des besoins dans des domaines comme le tourisme, l’hôtellerie et la restauration, l’aéronautique et l’aérospatiale, la santé, la construction ainsi que le transport et la logistique.
Cela ne signifie évidemment pas qu’un emploi est garanti.
La disponibilité dépendra toujours de votre expérience, de vos qualifications, de votre profession et des besoins réels des employeurs.
Mais cela démontre quelque chose d’important :
le marché du travail francophone au Canada ne se limite pas au Québec.
Et vous avez déjà un avantage important : votre expérience canadienne
Si vous travaillez actuellement au Québec, vous n’êtes pas dans la même situation qu’une personne qui tente d’entrer sur le marché du travail canadien pour la première fois.
Vous avez peut-être déjà acquis plusieurs éléments recherchés par les employeurs :
une expérience de travail canadienne;
une compréhension de la culture professionnelle canadienne;
des références professionnelles;
une expérience avec les normes canadiennes;
une connaissance du service à la clientèle au Canada;
une capacité à communiquer dans un environnement professionnel canadien;
et, bien sûr, votre français.
Pour certains employeurs situés hors Québec, cette combinaison peut être intéressante.
Vous n’êtes pas simplement un travailleur francophone.
Vous pouvez être un travailleur francophone qui connaît déjà le Canada et son marché du travail.
Pourquoi un employeur pourrait-il s’intéresser à la Mobilité francophone?
Il faut également regarder la situation du point de vue de l’employeur.
Un employeur situé à l’extérieur du Québec peut avoir besoin de travailleurs.
Il peut également souhaiter développer ses services en français ou renforcer une équipe bilingue.
Dans le cadre de la Mobilité francophone, l’employeur peut embaucher un candidat admissible sans EIMT.
Cela ne signifie pas qu’il n’y a aucune formalité.
L’employeur doit notamment soumettre l’offre dans le Portail des employeurs, payer les frais de conformité et fournir au candidat les informations nécessaires pour sa demande de permis de travail.
Mais l’absence d’EIMT peut supprimer une étape importante du processus.
Pour certains employeurs qui hésiteraient autrement à envisager l’embauche d’un travailleur étranger, cela peut rendre le recrutement plus intéressant.
Et la résidence permanente?
C’est probablement la question suivante :
« Si je quitte le Québec pour travailler dans une autre province, est-ce que cela peut m’aider à obtenir la résidence permanente? »
Potentiellement, oui.
Mais il faut être très clair :
un permis de travail Mobilité francophone ne garantit pas la résidence permanente.
Il s’agit d’un permis de travail temporaire.
Cependant, travailler à l’extérieur du Québec peut permettre à certains candidats d’acquérir ou de continuer à acquérir une expérience canadienne qui pourrait éventuellement être pertinente pour différentes voies d’immigration permanente.
Selon votre profil et les règles applicables, cela pourrait inclure notamment Entrée express, certains Programmes des candidats des provinces ou d’autres programmes économiques.
Le gouvernement fédéral reconnaît lui-même le rôle de la Mobilité francophone dans ce continuum. Sa Politique en matière d’immigration francophone explique que le programme vise notamment à permettre à davantage de travailleurs francophones d’acquérir une expérience de travail canadienne et, lorsque les conditions sont réunies, de potentiellement effectuer une transition vers la résidence permanente.
Le français est également important dans Entrée express
Pour les personnes qui envisagent éventuellement la résidence permanente hors Québec, le français peut continuer à jouer un rôle important.
Entrée express accorde des points liés aux compétences linguistiques, et le Canada utilise également une catégorie de sélection axée sur la maîtrise du français.
Cette orientation n’est pas accidentelle.
Elle s’inscrit dans la stratégie fédérale visant à augmenter l’immigration francophone à l’extérieur du Québec.
Le gouvernement a également annoncé qu’à compter de 2026, 5 000 espaces de sélection fédéraux supplémentaires seraient réservés afin de permettre aux provinces et territoires de désigner des immigrants francophones, en plus des allocations régulières des Programmes des candidats des provinces.
Cela ne signifie pas que chaque personne utilisant la Mobilité francophone recevra une invitation à la résidence permanente.
Mais cela démontre que l’immigration francophone hors Québec est actuellement une véritable priorité fédérale.
Le Canada a besoin de communautés francophones fortes hors Québec
Pourquoi le gouvernement investit-il autant dans l’immigration francophone?
Parce que le poids démographique des communautés francophones et acadiennes hors Québec a diminué au fil des décennies.
Selon la Politique en matière d’immigration francophone du gouvernement fédéral, la proportion de la population francophone hors Québec est passée de 6,1 % en 1971 à 3,5 % en 2021.
Le gouvernement cherche donc à rétablir et à augmenter le poids démographique de ces communautés.
Cela passe notamment par l’immigration.
Pour un travailleur francophone actuellement au Québec, cela signifie que des communautés ailleurs au Canada peuvent réellement rechercher les compétences linguistiques, professionnelles et culturelles que vous possédez déjà.
Vous n’avez pas nécessairement à abandonner votre vie en français
Une préoccupation fréquente peut être :
« Si je quitte le Québec, est-ce que ma famille devra abandonner le français? »
Pas nécessairement.
Il existe des communautés francophones et acadiennes partout au Canada.
Le gouvernement fédéral soutient également un Parcours d’intégration francophone composé de services offerts par près de 80 fournisseurs de services francophones.
Ces services peuvent aider les nouveaux arrivants francophones dans plusieurs aspects de leur établissement, notamment l’information et l’orientation, l’intégration au marché du travail, les écoles de langue française, les services de garde et la participation à la vie communautaire et culturelle en français.
Pour une famille qui envisage de quitter le Québec, il est donc important de rechercher non seulement l’emploi, mais également la communauté dans laquelle elle souhaite construire sa nouvelle vie.
Ontario, Nouveau-Brunswick, Alberta ou ailleurs — ne vous limitez pas
Beaucoup de personnes qui vivent au Québec connaissent très peu les possibilités qui existent dans les autres provinces.
Pourtant, chacune possède son propre marché du travail, ses propres besoins et ses propres programmes d’immigration.
Le Nouveau-Brunswick possède une importante communauté francophone.
L’Ontario compte également de nombreuses communautés francophones et bilingues.
Des employeurs en Alberta, en Colombie-Britannique et dans d’autres provinces peuvent également rechercher des travailleurs francophones ou bilingues.
Le meilleur choix dépendra de votre profession et de votre situation familiale.
Il ne faut donc pas choisir une province uniquement parce que quelqu’un vous dit qu’elle est « facile pour l’immigration ».
La bonne question est :
Où existe-t-il une véritable combinaison entre mon expérience, les besoins des employeurs, ma capacité linguistique et mes possibilités d’immigration à long terme?
N’attendez surtout pas l’expiration de votre permis
C’est probablement le message le plus important de cet article.
Si votre permis de travail expire dans quelques mois, commencez maintenant.
Trouver un employeur peut prendre du temps.
L’employeur doit comprendre le processus.
Les documents doivent être préparés.
Votre admissibilité doit être vérifiée.
Votre statut actuel doit également être protégé conformément aux règles applicables.
Ne présumez jamais que le simple fait de chercher un employeur ou de prévoir présenter une demande vous permet de continuer à travailler après l’expiration de votre permis.
Votre droit de travailler dépend de votre statut et des demandes que vous avez effectivement présentées.
C’est pourquoi le calendrier doit faire partie de votre stratégie dès le départ.
Avant de quitter le Québec, faites évaluer l’ensemble de vos options
La Mobilité francophone peut être une excellente possibilité, mais elle ne devrait pas être choisie sans examiner d’abord votre situation complète.
Vous pourriez déjà avoir une autre option.
Peut-être existe-t-il une possibilité de prolongation de permis.
Peut-être êtes-vous admissible à une voie de résidence permanente.
Peut-être qu’une autre province pourrait vous nommer.
Ou peut-être que la Mobilité francophone représente effectivement la meilleure prochaine étape.
L’objectif n’est pas simplement de trouver n’importe quel moyen de rester au Canada.
L’objectif est d’identifier une stratégie légale et réaliste qui correspond à votre expérience, à votre famille et à vos objectifs.
Notre perspective après plus de 23 ans en immigration canadienne
Chez Ann Arbour Consultants, nous rencontrons régulièrement des personnes qui ont consacré des années à construire leur vie au Canada.
Lorsque leur permis de travail arrive à expiration, elles ont parfois l’impression que tout ce qu’elles ont construit risque de disparaître.
Pour un travailleur francophone au Québec, notre message est simple :
Avant de conclure que votre parcours canadien est terminé, regardez au-delà du Québec.
Le Québec représente une partie importante du Canada, mais ce n’est pas la seule province où votre français peut être valorisé.
Votre expérience professionnelle peut être recherchée ailleurs.
Votre expérience canadienne peut être recherchée ailleurs.
Votre bilinguisme peut être recherché ailleurs.
Et votre volonté de contribuer à une communauté francophone hors Québec peut correspondre directement à l’une des priorités actuelles du Canada en matière d’immigration.
Cela ne signifie pas que la Mobilité francophone convient à tout le monde.
Mais si votre permis arrive à expiration et que vous n’avez plus de voie claire au Québec, c’est une possibilité qui mérite d’être évaluée.
Comment Ann Arbour Consultants peut vous aider
Notre équipe peut vous accompagner à différentes étapes de votre projet.
Selon votre situation, nous pouvons :
- évaluer votre admissibilité à la Mobilité francophone;
- examiner votre statut actuel et vos autres options d’immigration;
- évaluer votre profession, votre expérience et votre niveau de français;
- vous présenter à des employeurs potentiels situés à l’extérieur du Québec lorsque des possibilités appropriées sont disponibles;
- accompagner l’employeur dans les étapes applicables du processus;
- préparer votre demande de permis de travail;
- évaluer vos options futures de résidence permanente;
- vous aider à développer une stratégie d’immigration à plus long terme.
L’objectif est de regarder l’ensemble de votre parcours, et pas uniquement le prochain permis.
Votre avenir au Canada peut continuer au-delà du Québec
Vous avez déjà investi du temps, de l’énergie et beaucoup d’efforts dans votre vie au Canada.
Si votre permis de travail au Québec arrive bientôt à expiration, ne laissez pas la date inscrite sur ce permis décider de votre avenir avant d’avoir exploré toutes vos possibilités.
Le Canada compte neuf autres provinces et trois territoires.
Il compte des communautés francophones et bilingues qui veulent grandir.
Il compte des employeurs qui ont besoin de travailleurs.
Et le gouvernement fédéral a clairement fait de l’immigration francophone hors Québec une priorité croissante.
En 2026, le Canada vise plus de 30 000 admissions de résidents permanents francophones hors Québec, et cette cible doit continuer à augmenter dans les prochaines années.
Votre français pourrait donc être plus qu'une langue que vous parlez.
Il pourrait devenir une nouvelle porte vers votre avenir au Canada.
Si votre permis de travail expire bientôt, n’attendez pas.
Faites évaluer votre situation, explorez les possibilités d’emploi à l’extérieur du Québec et découvrez si la Mobilité francophone pourrait faire partie de votre prochaine étape.
Ann Arbour Consultants — votre avenir au Canada mérite d’être exploré.
☎️ +1 (647) 477-2197
📧 info@annarbour.com
🌐 www.annarbour.com
Cet article fournit des renseignements généraux uniquement et ne constitue pas un avis juridique ou une évaluation individuelle en immigration. L’admissibilité à la Mobilité francophone, à un permis de travail ou à la résidence permanente dépend de la situation individuelle du candidat et des exigences en vigueur au moment de la demande.